Journée Mondiale des Enseignants : 05 octobre 2018

Distinctions honorifiques aux enseignants méritants

 

A l’occasion de la 24ème  Journée Mondiale des Enseignants, 883 enseignants ont reçu le 05 octobre dernier des Palmes Académiques pour la quatrième fois sur l’ensemble du territoire national.

 

Depuis 1994, la Journée mondiale de l’enseignant, proclamée par l’UNESCO, est célébrée le 5 octobre pour rendre hommage aux enseignantes et enseignants du monde entier, de tous les ordres d’enseignement, ainsi qu’aux personnes qui se consacrent à la recherche en éducation. Elle vise aussi à mobiliser les gouvernements et les populations pour assurer l’attribution d’une aide financière suffisante au soutien des soldats du tableau noir et pour faire en sorte que l’accès à l’éducation devienne une réalité pour les jeunes des générations actuelles et futures dans tous les pays.  Cette année, plus de 200.000 enseignants camerounais du primaire, du secondaire et du supérieur tout secteur confondu, se sont joints à ceux du monde entier pour célébrer la journée mondiale de l’enseignant. C’est sur le très révélateur thème: «le droit à l’éducation c’est aussi le droit à un personnel enseignant qualifié» que s’est célébrée la 24ème  édition de la journée mondiale de l’enseignant. A Yaoundé c’est le Palais Polyvalent des Sports qui a servi de cadre pour cette importante cérémonie riche en sons et en couleurs. Prenaient part à cette cérémonie certains responsables de la Région du Centre et ceux des ministères de l’Education de Base, des Enseignements Secondaires et de l’Enseignement Supérieur qui assistaient pour la circonstance EBONE Paul TIKU, Secrétaire Général du MINBASE, officiant du jour.  Comme éléments novateurs à cette édition 2018 : les décorations et l’attribution  des Palmes Académiques qui ont permis de distinguer ceux là qui défrichent et labourent les esprits par leur encadrement et la qualité du travail. A ce sujet le Conseil National d’Attribution des Palmes Académiques a reçu cette année plus de 1200 dossiers de candidature, parmi lesquels seuls 883  «  seigneurs » de la craie ont été récompensés sur toute l’étendue du territoire pour cette 4ème  cuvée contre 1162 l’an dernier.

Les palmes académiques sont nées le 05 décembre 2000 suite au Décret n°2000/359 du 05 décembre 2000 du Président de la République portant statut particulier des fonctionnaires des corps de l’Education Nationale qui stipule dans son article 62, que les enseignants justifiant de quinze (15) années au moins de service effectif, peuvent prétendre à l’attribution de Palmes Académiques. Les critères de sélection de ces distinctions honorifiques tiennent compte :

  • de la qualité des services rendus à l’Education Nationale ;
  • de la probité morale de l’enseignant ;
  • de la production des œuvres de l’esprit ;
  • de la contribution à la promotion et au rayonnement de la profession d’enseignant ;
  • des services exceptionnels rendus à l’Education Nationale ;
  • du nombre d’années d’enseignement effectif.

La remise des Palmes Académiques a lieu chaque année à l’occasion de la Journée Mondiale de l’Enseignant. Pour  ce qui est de cette quatrième édition qui a eu lieu vendredi 05 octobre 2018, seuls l’insigne et la médaille matérialisant le grade de Chevalier des Palmes Académiques ont été décernés aux récipiendaires. Il faut noter ici que les grades d’Officier et de Commandeur des Palmes Académiques seront ouverts progressivement. Dans les établissements scolaires, plusieurs activités étaient également au menu de cette célébration : tables-rondes et expositions des savoir-faire. A titre de rappel l’édition de cette année s’est célébrée dans un contexte particulier marqué par  la lutte contre certains soubresauts qui plombent le droit à l’éducation dans certaines régions du pays. Les enseignants disent toujours être solidaires et de tout cœur avec leurs collègues du septentrion, du Nord-ouest et du Sud-ouest pour mettre hors d’état de nuire des incursions meurtrières de la pernicieuse secte BOKO HARAM et des sécessionnistes qui se cachent derrière certaines revendications dites « anglophones »

Par Guillaume EYEBE EYEBE/CEAI/CELCOM

MINESEC1

Chef Cellule Informatique au MINESEC